Journal

Marseille l’ouverture… 13,12,1… Janvier

Samedi matin, Marseille semble se réveiller comme a l’habitude. Le marché de la Place Jean Jaures fourmille, les clients se précipitent pour faire des affaires parmi les reproductions bon marché et les frippes. Dans le Café du Boulevard Chave on voit quleques individus bien sappés qui tiennent en main des programmes roses – on peut y lire L’Art-A-Endroit – mais l’évènement a lieu ailleurs, là bas à Aix-en-Provence. Le reste des badaux a l’air très décontracté a l’idée de l’ouverture du Festival Marseille Capitale de la Culture prévue ce jour là. Disparues les visions de la foule rose et fumante à la sortie du « Banquet de Platon » donné hier soir par l’Association Marseille OFF, la foule tordue et vouté mais, malgré tout, patiente et sympatique, faisant la queue aux portes. Si le verdict du public ne variait pas («rien», «nul») au moins il y avait de l’excitation dans l’air. Amassés devent ces portes, nous voulions quand même rentrer pour juger par nous-même. Peut-être était-ce un mensonge et peut-être s’y passait-il quelque évènement artistique visionnaire, là-bas, à l’interieur. Nous nous étions résignés à croire que le platitute de l’anticipation est finalement plus savoureuse que la consommation. Après tout, l’évènement nous était annoncé comme une rediffusion d’un dialogue de Socrate. On avait le sentiment d’avoir été invités à rester nous-même philosphes, voire même carrément stoïque, jouant des coudes devant le service de surveillance.

Plus tard, la majorité de la foule du OFF ayant rapidemnet pris un verre de Platon, elle trainait encore devant le Café Palace Longchamps, où un orquestre de Jazz faisait une appartition surprise. On avait pu voir un peu plus tôt leur chanteur, teint blafard, lèvres noires, épaules basses, courbé, et bientôt, de ce corps louche et mélancolique, sortit une voix grave, légàre puis grognement venant des profondeurs, qui accompagnait la groupe de buveurs nonchalants. La beauté rondonnante des chansons donnait un air poignant, baudelairien, à cette représentation improvisée. Les vibrations murmurées des cables du tramway qui filaient dans le dos, s’entremèlaient un instant aux accord de la contrebasse, et leur chant, dans un anglais étrange et doux, ‘love is  a burning flame’, offrait un fragment inoubliable de beauté artistique, comme arraché aux déceptions de la soirée.

Plus en anglais (traduction a.c. le deunff, 12/01/2013)

Gilles Rof: Clairement, la politique culterelle n’est pas au niveau d’une capitale culturelle. …Et la Criée est peut-être en train de jouer le rôle de locomotive culterelle qui fait défaut. En tout cas, un vrai bouillonnement créatif existe, le livre le prouve. Nous ne mettons pas en avant une spécificité notable mais un mélange, une mosaïque, un esprit « cabanon/Do it yourself », de nombreux créateurs qui travaillent dans une ville de peu de moyens. Le bouquin explique pourquoi on peut se considérer comme capitale culturelle.

Jean Contrucci: En matière de grande figure, on a voulu Camus, un choix bizarre car le rapport Camus-Marseille n’est pas évident. Alors qu’on aurait pu chercher dans l’entre-deux-guerres: on n’a pas pensé une seconde à André Suares ou à Louis Brauquier: Il manque également un événement autour de la littérature, ou du théâtre et de ses grandes figures.

(Propos recueillis par Antoine PateffozLa Marseillaise, 12 décembre 2012)

…Dans le coin gastronomie, les chefs seront représentés par des hologrammes et les sept merveilles de Marseille (les gens, la mer, la culture, le patrimoine, le savoir-faire, le sport, l’économie) seront valorisées par des projections. « On a chacun nos merveilles et Marseille est une ville riche. J’ai donc fait une entorse: je n’en ai pas selectionne 7 mais 7 fois 7 », expose d’un air malicieux, Philippe Malta.  (par Cédric Coppola – Le Pavilion M, plaque tournante Capitale – La Marseillaise, 12 décembre 2012)

Pas d’un musée

Mars.pavilionM.04.12

Francois De Boisgelin (Le Directeur de ce CeReM) «Il s’agit effectivement d’un bâtiment signal, d’un lieu de rendez-vous destiné à la rencontre d’experts, et à la circulation du citoyen dans cet espace. Pas d’un musée.»

En ces temps de grands chantiers arrêtés partout en France par le nouveau Ministère de la Culture, de restriction sur tous les budgets de fonctionnement et de peur panique devant les investissements jugés onéreux des collectivités, la naissance de la Ville Méditerranée fait jaser les poujadistes, mais pas seulement : chantier pharaonique, doublant le MuCem, né d’un caprice régalien de Michel Vauzelle, au contenu culturel vague sinon vide… les reproches sont légion, y compris parmi ceux qui défendent habituellement la pertinence économique et humaine des investissements culturels. (Zibeline: Par Agnès Freschel et Gaëlle Cloarec)

Abeilles.4

Jean-Claude Gaudin (Monsieur le Maire):

“Le Pavilion M sera la figure de proue des moyens misen oeuvre par La Ville de Marseille. Cette structure éphémère, qui s’installera sur 3000m­2 place Villeneuve Bargemon, sera l’interface entre la progammation 2013 et le grand public, un lieu d’information multi-guichets qui fournira tous les renseignements pratiques de l’année 2013. Il donnera l’image d’un territoire porteur des valeurs d’ouverture et de partage qui ont permis d’obtenir le label de Capitale Européene de la Culture. Dès le week-end d’ouverture il sera vitrine d’une rampe européenne,…

…Nous sommes conscients qu’être Capitale Européenne de la Culture est une merveilleuse chance pour Marseille!” (Zibeline 57; entretien realize par Agnes Freschel)

Marseille.fr, Site official de la Ville de Marseille

PROCHAINE RÉUNION samedi 26 janvier. 9h 30 à 12h. Grandes tables de la Friche Belle de Mai (penson-le-matin)

Quelle créativité pour les quartiers ?

Au-delà du dispositif Quartiers créatifs, porté par Marseille-Provence 2013, quelle est la place (réelle et symbolique) de la culture dans les dispositifs initiés par les opérateurs publics de la transformation urbaine dans les zones urbaines dites « sensibles » ? En quoi les opérateurs culturels font-ils preuve de créativité dans leur manière de concevoir et de réaliser les projets ?
Quels liens entre l’économie créative et la créativité des quartiers ? Que représente cette économie culturelle et touristique dite “créative” en terme d’emploi ? L’approche économique défendue dans ces projets artistiques participatifs ne relève-t-elle pas plutôt de l’économie sociale et solidaire ?

“CHANGER LE PROJET POUR L´ILOT FEUILLANTS-CANEBIÈRE” atelierfeuillants.wordpress

La consultation lancée par la SOLEAM est le premier des exercices de valorisation « urbaine et immobilière » définis par le « projet grand centre ville » et ses « sites », les autres territoires commençant à faire l’objet d’investigations.

L’îlot des Feuillants est une grosse friche urbaine dont l’apparition est déjà ancienne. Elle constitue, surtout depuis le passage du tramway et l’aménagement de l’espace public de la célèbre Canebière, un chancre urbain proprement inadmissible, alors qu’elle est toujours habitée par plusieurs familles.

Le projet proposé par la SOLEAM aux promoteurs immobiliers n’est pas convenable.

Pour une première raison qui est que le sort fait aux occupants de longue date qui y logent est à nos yeux essentiel, d’autant qu’il est emblématique de celui qu’on veut faire aux milliers d’occupants d’habitats dégradés du centre ville. Il s’agit de réparer les échecs des tentatives de gentrification du centre pour regarder le territoire en face, avec objectivité ; manifester à cet endroit la volonté annoncée ailleurs de réparer les injustices faites aux plus pauvres en matière de réhabilitation des logements du centre ville et offrir à cette ville de nouvelles occasions d’en être fier.

Ensuite, nous estimons que l’on ne gâche pas les potentiels d’un tel site avec un programme banalement « passe partout », la procédure engagée prévoyant une cession à un éventuel lauréat en septembre 2013… Ce qui signifie que les foules attirées par les manifestations culturelles de l’an prochain continueront à côtoyer ce lieu devenu immonde, les bâches suggérées dans le cahier des charges ne pouvant pas négliger de vanter le nom de l’opérateur qui serait choisi ! Mauvaise pioche pour la communication de notre belle ville !

Une autre raison, qui nous est propre, est que cet ensemble urbain doit rester public. Marseille, à la différence d’autres villes européennes de taille comparable, ne dispose d’aucun lieu proposant aux visiteurs curieux et surtout à ses habitants de prendre connaissance des projets conduits par les collectivités et établissements publics. Au contraire, dispersés sur le territoire de la ville et très moyennement accessibles, des micro lieux où il faut presque montrer « patte blanche » renseignent à peine les citoyens. Les quelques réunions publiques n’attirent pas le chaland… La démocratie locale participative est donc bafouée !

Les observations que l’on peut faire dans certaines villes françaises ou, plus généralement dans les pays anglo-saxons, étalent des méthodes et des pratiques associant franchement les populations concernées par les projets qu’ils mènent à une effective coproduction1.

La Canebière est un lieu stratégique et le projet pourra mettre en valeur ses richesses sociales, urbaines et économiques et enrayer ainsi les discours misérabilistes qui ont trop entravés la mise en œuvre d’un projet global assis sur un diagnostic objectif. La Canebière est la référence emblématique de notre ville, située comme elle est au centre de la ville, elle même capitale de la région et ville principale de la métropole.

« Mais où est passé le flouze? Six cent millions d’euros ont, paraît-il, été engloutis dans près de cinquante chantiers visant à doter l’agglomération d’infrastructures culturelles à la hauteur de l’événement tels le Mucem, la Cité des arts de la rue ou le Silo. Infrastructures destinées à devinir pérennes et à enrichir l’offre culturelle locale pour les siècles des siècles. Mais à Marseille, le petit côté chapacan des projets munipaux ne déçoit jamais. Un résultat croquignol de ces dépenses pharaoniques a été dévoilé par le Canard Enchaine du 8 août 2012: sur le port, le hangar J1, bâtiment vedette considéré comme la “maison de Marseille-Provence 2013” sera finalement fermé du 18 mai au 11 octobre 2013, faute de climatisation. Rafraichir les lieux coûterait une fortune et on a préféré mettre le clé sous la porte pendant la période de l’année la plus chaleureuse – et de maximum affluence-, afin de “ne pas exposer les visiteurs à des températures extrêmes”. Cettes pure galéjade, conçue par une architecte payée à plein temps, aura quand même coûté plus de huit millions d’euros…» (Nicholas Arraitz: cqfd-journal Septembre 2012)

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<< Quelle est la valeur de toute culture si elle est separée de l’expérience? >>

(Benjamin dans Experiences et Pauvreté 1933: 732)

Pour la demande – d’un espace de recherche artistique, de pratique et d’experimentation hors des structures de l’acadamie contemporaine, lois et autres de l’art plastique contemporain, sans limites. Est-ce possible? est-ce souhaitable? Est-ce materielement possible?

Qu’a à offrir l’art – de plus que l’expression d’une culture vivante? Explorer la différence maintenant entre art et culture.

Qu’est-ce que la culture européenne actuelle et celle du futur? Différents modèles/différentes methodologies mais même structure de l’art culture.

Que produisent ces évènements culturels? Pourquoi la culture? Repenser à ce que l’art et la culture peuvent être capables de produire.

«La ville dans la spirale de la pauvreté

… les difficultés de vie rencontrées par une part croissante de Marseillais. Page après page, les chiffres alarmants tombent. Précarité, chomage, inégalité presque tous les indiquateurs sont au rouge. »

La cité phocéene – Familles monoparentales etc. Grandés inégalité: les 10% de Marseillais les plus aisés sont 15.1 fois plus riches que les 10% les plus pauvres. En France 10% les plus riches 5.6 fois plus que les 10% les plus pauvres.

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